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Atilécrilemo...

Discipline, persévérance et renaissance

Ici, Galien imprime certains passages de son existence savonneuse, triste, ou cyclothymique. Il roule sur toutes les flèches du temps, arpente tous les degrés du cercle, pourvu que la mémoire demeure, et que les projets aboutissent...

Dimanche 7 août 2005 7 07 /08 /Août /2005 00:00
Ne pars pas à Lyon. Sinon ici, les nuits seront un peu plus froides, et les jours moins lumineux.
Sommeil difficile, peu dormi. Morphée chassé par les incertitudes. Incertitude de tes sentiments, de ton exil, et  les mots qui raisonnent, les mots d'un être mort et enterré, les mots qui se bousculent dans mon cerveau séduit par ton cerveau et son enveloppe, les mots d'un être brûlant de ressuciter au coeur des flammes de l'amour.

Mais je me retiens, je contiens cette folie d'outre-tombe.

Ne pas t'effrayer, ne pas te bousculer, devenir adulte, et lâcher ces mots au bon moment, au bon endroit, et avec toi, la bonne personne.

Ne pars pas à Lyon.
Ou alors pars, si tu me trouves sympa, sans plus.
Moi, j'ai beau tourner autour de toi, tout ce que je vois me plaît. Me donne envie d'aller plus loin. Etre avec toi... quel beau cadeau le ciel me ferait !

Tu dois te décider avant le 11 août. Alors je n'ai plus le temps d'y aller à petits pas. Je dois savoir si je vis encore dans l'illusion. Ou si pour une fois, le rêve prend forme réelle. Je ne suis sur de rien...

Texto, dis-moi si elle m'aime...
Par Galien - - Publié dans : A fleur de peau
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Lundi 11 juillet 2005 1 11 /07 /Juil /2005 00:00
[blog 43]


Hier, j'étais en salle de musculation avec Simon. Un moment, je me suis figé, et j'ai pensé : "Je n'ai jamais été aussi vieux que maintenant". C'est-à-dire, à la seconde même où je pensais à ça. Brrr...

Ce n'est pas la première fois que cette pensée frappe mon esprit. Je crois que ça ressurgit à chaque fois que ça ne tourne pas vraiment rond en moi.
Et je le sens. Je le sens revenir. Le vieil écho maléfique, celui qui m'oblige à voir la vacuité de mon existence...

Pourtant, Dieu sait que je lutte contre le retour de l'état dépressif et du repli sur soi. Mais malheureusement, je ne peux oblitérer tout ce qui me fait de la peine, ou me renforce dans la solitude. Le téléphone qui ne sonne pratiquement jamais. La boite à mail vide. Les anniversaires qu'on ne fête pas. Emmanuelle, évidemment, qui n'a pas rappelé (le contraire eut été étonnant) malgré l'incongruité de notre rencontre. Et l'été, saison des extrêmes, l'été qui passe sans que rien ne se passe.
Will, mon pote de Rennes, vit un peu la même situation que moi : coeur au chômage. Il me disait encore aujourd'hui à quel point il était horrible de voir le spectacle de tous ces couples qui se promènent en ville.
Même mal, mêmes symptômes : on n'a jamais les yeux aussi ouverts que lorsque le coeur est enfermé...

Variante de la pensée pessimiste : Chaque seconde qui passe, est une seconde en moins dans mon existence. A cet instant, je ne peux m'empêcher de penser à mes anciens amis qui pressent à fond le jus de la vie, alors que moi je ne peux que lécher la vitrine qui me sépare du fruit.
C'est ainsi.
Les semaines, les mois, les années défilent et j'ignore pourquoi je suis encore debout.
Parfois, j'aimerais être un pur ignorant, imbécile et futile, et me mêler à la foule des autres idiots aveugles et satisfaits. Ce serait tellement plus confortable d'être un pur insouciant, sans véritable échelle de valeur, si ce n'est celle du fun.
Mais je ne suis pas de ce bois-là. L'autre fois, à mon stage de chirurgie ambulatoire, je discutais un peu métaphysique, religion et philosophie avec un juif orthodoxe, un "barbu". Il m'a dit un moment qu'il aimait discuter avec moi, parce que j'étais à la recherche de la vérité. C'est bien ça le drame, je crois...

La vérité brute, actuellement, c'est que je n'ai jamais été vieux qu'à l'instant où j'écris cette phrase, et vous, vous n'avez jamais été aussi vieux qu'au moment où vous la lisez...

La vie est courte, mais mes journées sont longues dixit... ?
Par Galien - - Publié dans : A fleur de peau
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Lundi 4 juillet 2005 1 04 /07 /Juil /2005 00:00
[blog 42]


Voilà, j'ai la serviette sur l'épaule, le petit sac à dos à bout de bras.
Je m'apprête à me casser.

Je marche le long de la piscine, direction les vestiaires.
Le dimanche, de toute façon, y a que des légions de gosses excités, des ados en mal de voiture, et des familles Durand qui font leur sortie dominicale.
Saoulant.
Vingtenaires et trentenaires se prennent le bras, et font des trucs autrement plus jouissifs, que prendre des bains de chlore...
Il n'y a guère que les ours solitaires comme moi qui s'affranchissent de la honte d'aller seuls à la piscine municipale, parce qu'il n'ont pas vraiment d'autres options pour sortir de leur trou !
Deux heures, c'est assez, je rentre.

Mais soudain un flash, une réminiscence, une audace.

Je pose mon sac, et ma serviette.
Demi-tour 10 mètres en arrière.
Je m'approche de la jeune femme, assise au bord du bassin, les pieds dans l'eau.
Je m'agenouille près d'elle et balance, sans peur aucune :

- Excuses-moi, je peux te poser une question ?
- Oui
- Tu n'étais pas hier à la soirée des Rois Fénéants ?
- Oui...

Premier sourire.

- Et... tu portais un vêtement orange un peu fluo, c'est ça ?
- Oui !

Large sourire. J'ai réussi à l'étonner. Et moi aussi, par la même occasion.

Explications.
La veille, samedi soir, gros spectacle baroque et théâtral partant des quatre coins de Chambéry, et convergeant vers une grande place centrale, draînant des milliers de Chambériens sous les étoiles.
J'y étais.
Durant quelques minutes, pas très loin de moi, il y avait cette jeune femme qui attira mon attention pour deux raisons : D'abord, elle était grande, très grande, et je voulais savoir si elle l'était autant que moi. Ensuite, je lui trouvais un faux air - très lointain - de la délicieuse Audrey Tautou. Bref, je la trouvais mignonne sans plus, je finis par passer mon chemin, et son image passa dans ma corbeille mnésique.

Mais à la piscine, je n'avais visiblement pas vidé la corbeille.
Au moment de partir, je passe devant elle, et la bête en moi est captivé par la poitrine impressionnante de cette inconnue. Mais de belles mamelles ne suffisent pas à me transmuter en dragueur des pataugoires.
Cependant, x secondes plus tard, le souvenir de la veille m'envoya un message clair : C'est sûrement la fille d'hier...
Je voulais absolument savoir si ma mémoire me jouait des tours... et puis, je connais si peu de monde sur Chambéry que c'est peut-être l'occasion de lier connaissance...

Est-ce tout ? Eh bien non, pas tout à fait...

Emmanuelle a 25 ans, et elle est en DESS pour l'Action humanitaire. Pas mal, j'aime bien.
Nous parlons de choses et d'autres, je lutte pour ne pas regarder sa poitrine outrageuse.
La conversation se passe bien, même si un moment je suis déstabilisé quand elle prononça le fameux "mon copain..." castrateur, ce qui m'a un peu étonné vu qu'elle est venue seule à la piscine, comme moi, et que la veille, elle semblait aussi ne pas être accompagnée.
Je reprends le contrôle. Et Manu est de compagnie agréable. Elle parle, et elle sait écouter. Tout le monde n'est pas forcément capable de faire les deux.

Un autre moment, je questionne :
- Et tu fais ton stage DESS dans quelle boîte ?
- Oh... une ONG à la Rochette.

La Rochette, je connais juste de nom.
J'enchaîne :

- Tiens c'est marrant, pour mon stage à l'étranger en 2006, je dois justement contacter une boîte à la Rochette qui, paraît-il, accepte de collaborer avec des stagiaires infirmiers.
- Ah bon ? Quelle boîte ?
- Ca s'appelle... Arcade.

Encore sonnée : c'est précisemment là où elle bosse.

Simon, mon pote de l'IFSI, dirait que tant de coïncidences, c'est le destin...

Enfin, il se peut que cette étonnante rencontre débouche sur une collaboration future, et plus si affinités : Manu songeait à retourner au Mali l'année prochaine pour mener des actions de terrain. Et Dieu sait qu'il y a à faire dans le domaine de la Santé. Elle va parler de moi à son ONG, et voir s'il est envisageable de monter un projet commun pour l'été prochain...

Et pour le reste, le bien et le moins bien, eh bien... c'est le ciel qui décidera...
Par Galien - - Publié dans : Au fil des jours
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Dimanche 3 juillet 2005 7 03 /07 /Juil /2005 00:00
[blog 40]


Voilà, depuis jeudi, j'ai mon passeport pour la 2eme année à mon école d'infirmier.
Tout mes modules sont validés, et je ne passe même pas par la case "rattrapages".
C'est en soi, un vrai petit miracle.

Mes notes sont loin d'être mirobolantes, mais je suis passé entre les gouttes d'une première année où j'ai failli me noyer à plusieurs reprises.
Obsédé par l'idée de ne pas encore decevoir ma pauvre mère, j'ai mis ma fierté au placard, recherché les mains tendues pour me sortir de l'eau quand je coulais à pic. Celles de mes écoutants : Psys, assistante sociale, formatrice, directrice de l'IFSI...
Toutes ces personnes, ponctuellement, ont accueilli mes doutes et mes douleurs, m'ont lancé des mots de sauvetages qui disaient qu'elles croyaient en moi, et mes richesses intérieures...

Et puis il y a eu la voix de me mère, si loin de moi, la voix de ma mère qui me répétait froidement tiens bon, il faut te battre jusqu'au moment ça ne suffisait plus, jusqu'au moment où je tombais dans l'escalier, et où sa voix s'est chargée de larmes pudiques.
J'ai pleuré avec elle, et à cet instant-là, j'ai senti un frémissement d'espoir, l'envie fragile de m'accrocher malgré tout mon être fatigué, et blessé, qui criait et m'ordonnait d'abandonner, de jeter l'aponge une fois pour toutes.

Comme dans le passé, l'échec aurait du me prendre, l'histoire aurait du se répéter, mais aujourd'hui, je suis venu à bout de cette fatalité.
Bien sur, tout n'est pas fini, je suis encore vulnérable mais le cuir s'est épaissi. Tout le travail accompli a trouvé sa juste récompense, et j'avoue que c'est très gratifiant pour un poissard de mon espèce. Gratifiant, et encourageant pour la suite.

Dieu que le chemin parcouru depuis deux ans me semble vertigineux...
Par Galien - - Publié dans : Au fil des jours
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Dimanche 3 juillet 2005 7 03 /07 /Juil /2005 00:00
[blog 39]


[Chanson qui me trotte, cavale, tourne et se déploie dans ma tête. On approche de la vérité de l'amour.]

Tout
Peut
Chavirer
Autour
Il y a
La certitude
De tes yeux
Qui portent
Tout cet Amour

Sans relâche
Je sonde
Ces petites
Profondeurs
Rien de plus
A désirer
Que ces deux lacs
Voilés

Les yeux dans les yeux
Et rien d'autre
Le premier regard
Me remplit
Comme si tout le reste
M'était étranger...


[La certitude de Jerôme Minière. Interprètations : J. Minière et Francoise Breut]

Par Galien - - Publié dans : EntenduVuLu
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