Priscilla, mon beau mirage

Publié le par Galien

[Blog 21]

[Humeur : Abandonnique]

J'aurais préféré ne pas la rencontrer.
Une fille comme elle, j'en croise peut-être une tous les 760 jours.
Elle m'a vite ébloui. Avec elle, mes défenses naturelles s'effondrent joyeusement.
Elle est belle, enjouée, azimuthée, très espiègle.
Auprès d'elle, je me sens terriblement bien. Libéré, stimulé, fougueusement attiré par sa personnalité originale.

Mais j'aurais préféré ne pas te rencontrer.
Entre toi et moi, du rire, de la complicité, un grain de folie, une histoire pas toujours facile, l'envie de chausser les bottes de sept lieux.

Priscilla, mon beau mirage, j'ai vraiment cru que je te plaisais aussi. J'ai vraiment pensé que j'arrivais au terme de mon purgatoire. Une rencontre aussi miraculeuse, ça chasse toutes les petites morts qu'on garde au fond de soi.

Mais tu ne réponds pas à mes gestes, même si ton regard est parfois vague, hésitant, impénétrable. Mon intuition est complètement déboussolée par des signes à la fois avant-coureurs et à contre-courant.
J'étouffe entre l'espoir et l'attente, l'interminable attente d'un premier baiser qui ne viendra sans doute jamais. Et il y a eu cette nuit les premiers rêves, où le héros est mon téléphone portable silencieux, hormis quelques SMS sans ton joli prénom sur l'afficheur digital.

Priscilla, mon beau mirage, tu souffles le chaud et le froid. Je te sens dans mon ventre, tu occupes toutes mes pensées. Tu as bien senti mes intentions. La balle est dans ton camp.
Je ne ramperais pas à ta porte. Je préfère m'ouvrir le ventre, et bouffer mes viscères que d'en arriver là. Je préfère essayer de me convaincre que tu me trouves sympa... sans plus. C'est dur, mais je dois faire cet effort pour reprendre le contrôle de mon existence.

Mais j'espère me tromper. Une rencontre comme ça, c'est soit trop beau, soit trop cruel. Cela fait trop longtemps que je suis célibataire, et toi, sûrement pas assez.
En attendant, j'ai déjà du mal à décrocher. J'ai mal. Tu me manques. Tout me semble encore plus vide que d'habitude. Petite déprime aigüe. Sale moment à passer.
J'espère me tromper. J'espère que le Ciel ne m'as pas joué un tel tour de cochon. J'espère que tu finiras par entendre mon silence, et que ce putain de portable cessera enfin d'être muet...

Publié dans A fleur de peau

Commenter cet article