Encore la boule dans le ventre

Publié le par Galien -

[Blog 19]

[Nuit de dimanche à lundi. 2h30 du matin]
[Entre angoisse et énervement]

Brel avait raison : Il faut bien que le corps exulte.
Je ne pourrais pas mieux dire la chose.
Je suis sous la pression d'une énergie dingue à force d'être prisonnière de ma carcasse, à force de n'être communiquée à personne.
Oh bien sur, je suis en manque de sexe. Mais surtout en manque de mains, desouffle, de cheveux, d'épiderme, de regards épris et tendres, de rondeurs, de jambes offertes et de bras serrés. A peine dix jours de rapports intimes sur trois ans, dix misérables journées où j'ai pu vibrer plus que d'habitude, ça peut attaquer le système de n'importe qui.
Le problème chez moi, c'est que cette force de vie, c'est comme de la viande : si je consomme pas, ça moisi. Et la force d'amour devient la force d'autodestruction.

Par moments, je parviens à sublimer dans le boulot.
Mais aujourd'hui, grosse journée pourrie achevant un week-end de merde où je me traîne comme une loque, back to reality :
Je réalise pleinement que mes "plus belles années" sont gachées par l'absence. L'absence d'une autre.
Chaque jour, je vieillis. Chaque jour, c'est un jour d'amour en moins, alors que je suis encore "jeune" et "théoriquement attractif". La vie est un compte-à-rebours. Je pense encore à ces trois années. Et je vois partout sur les écrans, les bouquins, la rue, mon amphi, je dévore des yeux des corps féminins découverts ou pas, et parfaitement inaccessibles.
Ces rondeurs me rendent fou, tellement je les désire. C'est dans le cerveau profond que ça se passe, le cerveau reptilien, rien à faire pour raisonner ces forces primales. D'ailleurs, ces dernières semaines, je fais énormément de rêves érotiques, presque quotidiennement... Pauvre malade, va ! Je deviens obsédé tellement je suis en anorexie.

Putain...putain, putain, putain !!! Ca me rend dingue, j'ai encore la boule dans le ventre, putain, comment j'en suis arrivé là ? Ce soir, je pense encore à arrêter ma formation, je pense encore à la corde. Pas bien. Mais je me sens tellement zéro par moments, et les jours, les semaines, les mois passent, et rien... je reste seul.
Le pire, c'est que dans mon école d'infirmières, avec toutes les étudiantes, je n'ai pas été fichu de faire une rencontre qui aboutisse (Bon, moi aussi je suis sélectif mais quand même...) et autant de filles-femmes autour de soi, ça renforce encore la frustration et le sentiment d'échec. Je dois bien me rendre à l'évidence : Depuis la rupture de Sophie en 2001, je ne plais plus. En tout cas, beaucoup, beaucoup moins qu'avant...

Ce serait mentir de dire que je n'ai pas une ou deux occasions de m'envoyer en l'air avec des filles qui ne m'intéressent pas vraiment, mais avec ce genre de filles, j'ai peur des sentiments, de l'après-baise. Je ne veux faire de mal à personne, je ne veux pas de regards génés passée la jouissance...pour moi, c'est trop dur à gérer ce genre de truc.

Reste que ma vie ne vaut pas la peine d'être vécue sans amour. Je ne sais pas si je vais tenir.
Et comme toujours, le bonheur des autres est toujours insupportable, dès que je fais la comparaison. Et je n'arrête jamais de la faire...

Putain, ce qui je suis gland comme mec. Un jour, une internaute m'a traité "d'adolescent mal fini". Putain, elle avait vraiment tapé dans le mille...

Et moi ce soir, je suis incapable de tenir un discours cohérent tellement j'ai envie de me vomir. Alors stop.

Publié dans A fleur de peau

Commenter cet article