Un grand défi.

Publié le par Galien -

[Blog 1]
[Rédigé le 14 novembre 2004]
[Toujours sous la menace]

Et pourtant, il va falloir tenir...

Tenir pour ma pauvre mère. Pour ne pas la tuer elle aussi. Il va falloir tenir pour elle.
Chercher la lumière du fond de l'abîme. Gratter les parois pour sentir encore le sang couler dans mes veines. Même si l'eau monte. Même si je n'ai plus d'air.

Je suis un électron libre. Trop libre d'aller où bon me semble, sans jamais arriver nulle part. Elles sont belles, elles sont jeunes, je les regarde avec convoitise. Elle sont là, derrière une porte vitrée. Je gratte à la porte. La poignée est de l'autre côté. Rien à faire. Je gratte, je tapote. Toutes les portes restent fermées. Il va falloir tenir. Sans personne, sans chaleur, dans le froid polaire de la solitude. Personne à aimer, personne à chérir comme dirait l'autre. Le froid polaire de la solitude. Il fait de plus en plus froid. Et je ne sais plus comment m'abriter. La tension monte. Je les convoite, je les désire, je les imagine nues contre moi, le regard pétillant, le cœur en cerise, la bouche en cœur. Elles sont belles, mais rien à faire. Rien d'autre à faire que de les rêver en y laissant mes forces, au goutte à goutte.

Pas de source pour se revigorer l'âme. Je tourne en rond, et je me dilue. Inatteignables. Elles font l'amour, ils font leur vie, ils construisent, ils font des gosses, ils s'aiment avec toute la fougue de leur jeunesse. Ils s'aiment et moi… moi, je tiens juste pour ma mère. Ce phare lointain qui me dit d'avancer dans la bonne direction. Mais j'ai déjà l'impression de couler à pic, de marcher sur un fil aspiré par des monts vertigineux. Je ne suis ni à la bonne hauteur, ni à la bonne distance. Rien à faire. Je suffoque.

Bientôt, je le sens, je risque de craquer. Encore une fois, tout balancer. Personne ne comprendrait. Personne ne saurait à quel point ce manque d'amour finit par faire imploser toutes mes forces vitales. Elan vital en berne. Il y a juste la voix de ma mère qui me tient dans le monde des vivants. Juste la voix de ma pauvre mère qui me souffle de vivre. Mais je ne sais pas si j'en aurais la force. Je ne sais pas…

Chaque jour est un jour de gagné, mais je m'accroche au wagon du bout des doigts. Bientôt, je serais lâché. Le mur se rapproche et ça va faire bing ! Je vais me fracasser le crâne, et ma vie, une fois encore, volera en éclats. Et ma mère pleurera. Ou serais-je à ce moment-là ? Où serais-je ? Chronique d'un nouvel échec à venir. Juste par manque d'eau, par deshydration affective.

A moins que… une bonne étoile, bien cachée, timide, veille encore sur moi. Elle me dit que je n'en ai pas encore fini avec les épreuves. Que je dois encore apprendre la peine, la douleur ou le vide pour connaître le bonheur lucide.

Mais peut-être que c'est foutaises tout ça. Pas de bonne étoile. Le bonheur se conquiert à la force d'âme. Et mon âme à moi est dénutrie. A l'agonie. Vide. Rien à faire. Chaque jour suffit à sa peine. Je suis indécrottablement seul. Vraiment seul dans ce bel univers où tous vibrent à l'unisson…

[Etat des lieux dans les prochains blogs]

Publié dans A fleur de peau

Commenter cet article

Myself 29/03/2005 22:23

C'est juste pour voir si les commentaires fonctionnent (tellement je me suis pris le crâne avec la modification du CSS)